Chapitre XLIII

« – Il [Ambroise Fleury] est à Buchenwald.Je savais fort peu de chose, à cette époque, des camps de la mort. Le mot « déportation » n’avait pas encore pris dans mon esprit tout son poids d’horreur. » p. 317

« Bref, cette créature, Ilse Koch, qui était gardienne au camp des femmes, se faisait fabriquer des abat-jour en peau de détenus morts. Non, ne faites pas cette tête-là : ça ne prouve rien. Et ne prouvera jamais rien, quelle que soit l’abondance de preuves. […] C’est donc Ilse Koch qui eut cette idée : elle vint demander à Ambroise Fleury de lui assembler un cerf-volant en peau humaine. Eh oui. Elle en avait trouvé une avec de beaux tatouages. Ambroise Fleury dit non, évidemment. Ilse Koch le regarda fixement, puis lui dit : « Denke doch. Réfléchis. » Elle s’éloigna, avec sa fameuse cravache, et votre oncle la suivit des yeux. » p. 320


« – Ils l’ont tué.
– Oh, non, non, je puis vous rassurer à cet égard, s’empressa de me réconforter M. Terrier. Ils l’ont simplement transféré dans un autre camp.
– Où cela ?
– A Oswiecim, en Pologne.
J’ignorais alors qu’Oswiecim devanit devenir plus connu dans le monde, comme il se doit, sous un nom allemand, celui d’Auschwitz. » p. 321